Comment gérer les risques financiers ?

Gérer les risques financiers

On peut définir risque financier comme une perte d’argent pouvant survenir après la réalisation d’une opération financière ou commerciale : placement de capitaux, emprunt, investissement boursier… D’ailleurs, avec l’instabilité financière actuelle, les risques financiers sont plus accrus. Que faire alors pour réduire ces risques ?

Quels sont les différents types de risque financiers ?

Les risques financiers ne sont pas imputables à l’entreprise, mais sont liés à des évènements extérieurs. Le risque de volatilité concerne les taux d’intérêt, les taux de changes, le cours des actions, le coût des matières premières, etc. Les effets impactent directement les placements financiers.

Le risque de crédit se manifeste par le non-remboursement des dettes (suite à une faillite de l’emprunteur, un changement de situation, etc.). Les risques opérationnels impactent également sur la trésorerie de la société. Il peut s’agir de risques industriels, technologiques, économiques…

Pour les entreprises qui investissent à l’étranger ou qui utilisent des devises lors des transactions, il y a ce qu’on appelle « risque de change », lié à la hausse brusque de la valeur de la monnaie.

Le risque de taux touche principalement les emprunteurs. En effet, il est tout à fait possible que le taux de crédit augmente, ce qui aura effectivement des impacts sur leurs finances. En revanche, lorsque les taux baissent, le prêteur subit des pertes. Enfin, si vous investissez dans la pierre, il y a également des risques financiers comme la perte de valeur du logement, la difficulté à trouver des locataires, etc. Enfin, on peut citer d’autres risques : risque d’inflation, risques naturels, risques conjoncturels…  cliquez ici pour plus d’infos sur le sujet.

Que faire pour gérer les risques financiers?

Afin de réduire le risque de liquidité d’une entreprise, il est très important de mettre en place un plan de trésorerie prévisionnel et de suivre quotidiennement ses positions de trésorerie. C’est primordial. En cas de nécessité, mieux vaut prévoir une solution d’appoint pour se sortir d’une impasse à l’instar d’une autorisation de découvert bancaire, d’un emprunt…

La variation des taux de financement peut également avoir des répercussions graves sur les résultats d’une boite (touchant principalement les entreprises empruntant à taux variable). Il faudrait donc réaliser un suivi permanent de la situation des marchés financiers et bien étudier un projet avant de conclure ou d’interrompre un emprunt ou un contrat de placement. D’ailleurs, il serait plus judicieux d’opter pour un taux fixe afin de minimiser les risques.

Pour mieux gérer le risque de taux de change, autant que possible, réalisez des opérations en monnaie nationale. C’est plus prudent. De plus, vous pouvez recourir aux différentes techniques de couvertures de change pour réduire les risques.

Le marché à terme : un dispositif qui peut vous simplifier la vie ?

Le marché à terme est un dispositif qui sert à protéger un professionnel lors d’une transaction financière. Via une opération de couverture, il sera protégé contre les risques financiers liés à des produits financiers. Par contre, l’opération de spéculation consiste à acquérir ou à céder des contrats à terme. En tout cas, ces contrats à terme ont pour vocation de minimiser les risques de pertes financières : anticiper les fluctuations, vendre des produits au prix convenu d’avance…

Le principe du marché à terme est très simple : les deux parties (acheteur et vendeur), s’engagent à conclure une transaction à une date donnée à un prix défini en avance. En contrepartie, il faudrait prévoir des frais de transaction dont le montant peut fortement varier d’un intermédiaire boursier à l’autre. À l’arrivée du terme, deux cas peuvent se présenter : le prix de l’actif sous-jacent est supérieur à la somme indiqué dans le contrat, l’acheteur réalise donc un profit au détriment du vendeur. À l’inverse, si le coût est inférieur, le vendeur dégagera un profit.