Des start-ups internes : pour augmenter le capital innovation d’une banque

Les banques n’ont pas souvent un capital innovation assez important. Pour y remédier, l’idéal serait de se tourner vers les essaimages de “start-ups internes”. Des résultats probants ont déjà été rencontré dans différents secteurs. 

Banque et innovation : quel est l’obstacle ? 

La fintech a démontré la rapidité avec laquelle les nouvelles technologies font accroître les potentialités d’un marché. Pourquoi les banques ne sont-elles pas nombreuses à miser sur le capital innovation ? Cela n’est pas sûrement dû à un manque de savoir-faire ou une réticence à l’investissement. Il est plus probable que là où la fintech voit un potentiel, la banque doit se conformer aux règles et règlements. Il suffit de penser aux contraintes réglementaires qu’a subi la centrale nucléaire avant de sa mise en service pour mieux comprendre cette réticence des banques à miser sur le capital développement. Par ailleurs, le développement de ces structures, associé à la crainte de désynchroniser la production bancaire empêchent la mise en œuvre rapide des nouvelles idées. 

Comment lier innovation et secteur bancaire ? 

Etre innovant dans un secteur aussi réglementé signifie souvent contourner les règlements. Certaines institutions se sont lancées le défi et ont eu des résultats probants. En Allemagne, des développeurs curieux ont mis en place l’API de la Deutsche Bank et celle-ci forme aujourd’hui une famille de produits intelligents. Il ne faut pas oublier que malgré la présence d’un capital risque, les nouvelles idées peuvent améliorer la compétitivité d’une banque et la croissance de son chiffre d’affaires.

Un regard en arrière permet de se rendre compte que les nouvelles idées apportées par l’innovation ont toujours été bénéfiques pour les banques. L’introduction de l’internet était considérée comme un risque par les banques, la possibilité de l’utiliser pour ouvrir de nouveaux canaux de vente n’était pas comprise. Seules les banques directes nouvellement créées, qui ont tout fait différemment, ont adopté cette solution au départ. Pourtant, tout le monde peut constater aujourd’hui les apports d’internet dans le développement des banques actuelles. l’utilisation du téléphone au lieu du comptoir, la commande rapide et bon marché au lieu du conseil, le web au lieu du papier… tout cela a permis d’aborder de nouveaux groupes de clients et de tester de nouveaux processus. Les clients étaient enthousiastes, l’innovation a été couronnée de succès.

Les avantages et inconvénients de créer des start-ups internes pour les banques 

Pour mieux tester les nouvelles idées, les banques ont intérêt à réaliser des investissements dans des start-ups internes. Les avantages sont évidents : s’adresser aux groupes cibles souhaités avec une nouvelle apparence ciblée sans avoir à faire de compromis sur l’organisation existante. Les nouvelles idées ou méthodes peuvent être testées sans effrayer les clients existants. Parfois, les groupes cibles ne sont pas compatibles, ou bien le bon partenaire accélère le succès grâce à son savoir-faire. Les risques de perdre du capital, etc. sont ainsi plus faibles.

Les inconvénients sont rapidement énumérés : Il n’y a pas de structures existantes. Chaque processus, chaque système doit être nouvellement introduit. Cela commence avec la comptabilité, se remarque avec le service de nettoyage et le fournisseur de boissons et comprend l’ensemble des instruments de contrôle ainsi que la gestion de la production et des clients. En outre, vous devez trouver vos propres employés.

La préparation à l’exploitation du start-up 

Localisation, externalisation et fidélité au groupe sont les thèmes de la préparation à l’exploitation:

  • Localisation : le “Où” détermine l’essence de l’entreprise. Essentielle pour le recrutement et le caractère de l’entreprise, la localisation de la nouvelle entreprise ne doit pas être une décision de coût.
  • Externalisation : tout ce qui n’a rien à voir avec le processus d’innovation proprement dit est à exclure ! Qu’il s’agisse de la comptabilité ou de l’infrastructure informatique. Ici, la devise doit être : “Le nuage d’abord ! Pour tous les services tels que les serveurs, etc., on peut trouver des services en ligne qui répondent aussi facilement aux exigences correspondantes en matière de protection des données.
  • Connexion de groupe : Remplacement de tous les liens liés au processus ou fonctionnels avec le groupe. Il semble tentant de s’approvisionner au sein du groupe, mais l’indépendance souhaitée ne sera jamais atteinte. Le groupe restera alors une partie inhibitrice de l’ADN de la nouvelle société.

La mise en conformité 

La mise en place d’une start-up est un investissement considérable. Une mise en conformité est de rigueur pour limiter les risques et intéresser les business angels qui peuvent augmenter le capital de la start-up. Dans le domaine de la conformité, les meilleures pratiques peuvent être appliquées:

  • fondation : L’enregistrement de la start-up auprès du bureau des impôts et des sociétés peut toujours se faire seul, pour le reste les conseillers fiscaux sont indispensables. Sans elle, on se retrouve rapidement dans le champ de mines des lois fiscales.
  • Protection des données, sécurité de l’information, audit interne : un terrain très familier pour les banques. L’expérience montre qu’il est plus facile et plus rapide de commencer avec des conseillers professionnels. Leur implication précoce dans le développement des produits permet également d’éviter des malentendus coûteux. Des exemples récents de la scène FinTech allemande confirment la grande valeur de la sécurité de l’information et de la protection des données. Il est préférable de penser à la gestion des risques, à une SCI ou à la planification d’urgence à un stade précoce, afin d’éviter les défauts de naissance dans l’organisation ou la production.