6 questions sur l’externalisation des technologies de paiement

Certains banquiers de la vieille école peuvent craindre que l’externalisation des paiements ne soit un manque d’engagement de la part de la banque dans les opérations de paiement et puisse susciter le ressentiment de leurs titulaires de cartes et de leurs titulaires de comptes. Toutefois, les réactions des clients ont montré que ceux-ci apprécient que leur banque travaille en collaboration avec des experts et puisse ainsi répondre à leurs propres besoins de manière plus ciblée.

L’externalisation ouvre de nouvelles options stratégiques

Pourquoi continuer à exploiter des services coûteux qui ne permettent plus à une banque de se différencier sur le marché ? Les services de guichets automatiques ont depuis longtemps perdu leur atout unique. Et pourtant, l’infrastructure est toujours entretenue, notamment en termes d’espace. La concurrence croissante sur les marchés locaux européens de la part de banques actives au niveau mondial, offrant des prix bas et des niveaux de service élevés, pose un défi à de nombreuses banques locales ou nationales pour maintenir leurs marges pour les services de paiement. Des réglementations telles que Bâle II, qui imposent aux banques de détenir des réserves de capital plus importantes, augmentent cette pression. La Commission européenne s’efforce d’harmoniser les coûts des transactions nationales et transfrontalières. Ces réglementations et plafonds de frais feront perdre à l’écosystème européen du trafic des paiements par an. Bien entendu, cela affectera les acteurs concernés tout au long de la chaîne de valeur, du moins à court terme. Et il n’est guère surprenant que les petites banques locales soient les plus touchées.

Pour certaines banques locales de taille traditionnelle, l’évolution technologique en Europe a progressé si rapidement que le traitement des transactions internes avec des processus manuels est précisément ces dépenses d’exploitation qui sont en fait le point de mire de l’amélioration de l’efficacité et de la réduction des coûts. Pour les banques qui sont en mesure de remettre fondamentalement en question leur approche des paiements, l’externalisation peut être une approche extrêmement efficace qui non seulement a un impact positif sur le résultat net, mais donne également accès à une technologie de pointe. Quand une banque est confrontée à la décision d’externaliser tout ou partie de ses systèmes de paiement, le choix d’un partenaire technologique soulève un certain nombre de questions.

1. Quelle est la stratégie de paiement mobile de la banque et quelle est celle du partenaire technologique ?

Les banques doivent être préparées et investir en conséquence. Le partenaire technologique, dispose-t-il d’une solution de communication en champ proche, NFC bien établie qui permet d’utiliser les produits de la carte dans les multiples points de vente des détaillants. Les systèmes de paiement tels que les portefeuilles nationaux ou les solutions de paiement mobiles comme Apple Pay et Samsung Pay. Peuvent-ils être intégrés de manière transparente ? 

2. Dans quelle mesure le partenaire technologique peut-il soutenir la croissance de l’entreprise ?

Les solutions de systèmes de paiement modernes élargissent la gamme d’instruments de diversification sur le marché. Ils peuvent fournir aux banques des services basés sur des données qui analysent, entre autres, le comportement des dépenses et les flux monétaires et apportent une valeur ajoutée aux entreprises grâce à une qualité de données appropriée. Par exemple, pour l’évaluation et l’optimisation avant et pendant les lancements de produits. De cette manière, vous contribuez à une plus grande fidélité des clients et positionnez les banques dans un réseau solide et durable. Un bon partenaire technologique peut maximiser le potentiel commercial de tout système de paiement.

3. Quelles garanties le partenaire offre-t-il en termes de conformité et de sécurité ?

Les systèmes de paiement peuvent être sujets à des abus, comme le blanchiment d’argent. Le partenaire technologique a un rôle responsable à jouer à cet égard, parce que l’aspect sécuritaire doit faire l’objet de la plus grande attention. Des mesures strictes, ont-elles été mises en place pour mettre fin aux risques de sécurité ? La procédure obligatoire de connaissance du client, KYC, est-elle suivie dans les moindres détails et est-elle soutenue par le système ? Le partenaire, respecte-t-il toutes les réglementations PCI DSS ? Est-il préparé aux conséquences du DSP2 ? Comme pour de nombreuses formes d’externalisation, le client peut être tenu pour responsable des violations de la réglementation commises par son partenaire d’externalisation. Idéalement, le partenaire technologique devrait même dépasser le niveau de sécurité et de conformité exigé par son client et ainsi assurer le plus haut niveau de sécurité pour la banque et ses clients. Les critères de sécurité élargis peuvent à leur tour donner une impulsion et améliorer encore les propres normes de la banque.

4. Quels avantages en termes de coûts le partenaire offre-t-il ?

L’efficacité des coûts commence par les économies d’échelle fondamentales et évidentes qu’un fournisseur de services technologiques réalise avec son portefeuille combiné : avec une infrastructure avancée qui permet des coûts faibles par transaction. Elle s’étend aux économies de coûts complexes grâce à une expertise intersectorielle et à des relations établies avec les régulateurs et d’autres entreprises de services financiers. Un bon partenaire de paiement doit également avoir accès aux dernières technologies permettant de réduire les coûts et les fournir de manière optimale.

5. Quelles technologies de paiement spécifiques pourraient être utiles ?

Il s’agit d’un domaine qui évolue extrêmement rapidement et qui innove, de nouveaux appareils, plates-formes et applications arrivant sur le marché pratiquement chaque mois. Les banques hésitent généralement à investir massivement dans des technologies jeunes et à peine éprouvées, d’autant plus que l’acceptation par les consommateurs fait également preuve d’un dynamisme sans précédent. L’externalisation des services de paiement à un partenaire technologique lui permet de bénéficier de ces avancées qui sont du domaine naturel du partenaire sans consommer des quantités disproportionnées de ressource.

6. La biométrie, gagne-t-elle du terrain dans les opérations de paiement ?

L’identification biométrique est l’une des nouvelles technologies les plus intéressantes pour lesquelles un prestataire de services de paiement peut soutenir les banques. Parmi les développements récents, on peut citer l’analyse de la démarche, la reconnaissance des oreilles et des joues et la reconnaissance des formes de plusieurs doigts. L’une des idées les plus récentes et peut-être les plus prometteuses actuellement testées par les initiés consiste à relier les informations biométriques du smartphone d’un consommateur à sa localisation. Ces données sont envoyées aux distributeurs automatiques de billets : DAB locaux, permettant aux consommateurs de retirer de l’argent liquide sans avoir à saisir leur numéro d’identification personnel : NIP. Ces offres pourraient bien être un facteur clé de succès pour la prochaine génération de consommateurs dans leur choix de banque.

Conclusion : une externalisation efficace accompagne le chemin vers l’avenir

La mise en œuvre de nouvelles technologies et réglementations révolutionnaires sur une large base entraînera une profonde transformation des infrastructures de la scène bancaire. Une externalisation efficace et une coopération pragmatique avec les partenaires centraux des opérations de paiement contribueront à garantir que cette voie puisse être empruntée de manière fiable. Le système financier mondial en constante évolution est susceptible de multiplier les défis auxquels le secteur bancaire sera confronté dans les années à venir. La diffusion des technologies de chaîne en bloc, l’augmentation des prêts de poste à poste par les canaux en ligne et mobiles, les progrès de la technologie du nuage, l’émergence de l’internet des objets et des articles portables sont autant de problèmes technologiques. C’est un atout précieux pour toute banque d’avoir à ses côtés un partenaire technologique qui comprend ces questions et sait comment les mettre en contexte pour l’institution. Le choix du bon prestataire de services de paiement est d’une importance significative et va bien au-delà de la rentabilité : en termes de partenariat à long terme, il peut même être décisif pour la faisabilité des futures stratégies d’entreprise.