Assurance vie : Comment choisir le bon contrat ?

Choisir la bonne assurance vie

Avec près de 50 millions de contrats et 1700 milliards d’euros en fonds, l’assurance-vie fait partie des placements les plus prisés en France. Comme le fonds euro est le support unique d’investissement, cette protection connait des hauts et des bas, mais conserve toujours une place de prédilection. Pour limiter la marge d’erreur, il est important de choisir le bon contrat. Ainsi, nous allons nous évoquer les critères de sélection requis et vous donner quelques conseils à appliquer pour trouver la formule contractuelle qui répond à vos besoins.

Choisissez un fonds euros alternatif

En optant pour le fonds euros, vous faites le choix d’un placement profitable et sécurisé. Depuis l’année 2000, force est de constater que les fonds euros sont en baisse continue. Le rendement est passé de 1,4 % l’an qui précède à 5,3 % pour celui d’après. Néanmoins, ces chiffres représentant la moyenne observée et certaines formules d’assurance permettent d’atteindre les 2% comme celles qu’on trouve en ligne par exemple.

Ces placements font l’objet d’investissements immobiliers où le fonds euro alternatif est nettement plus élevé que le fonds euros dit classique. Sachez que ces fonds alternatifs sont plus performants que les seconds surtout lorsque le marché boursier connait certaines perturbations. Voilà pourquoi, en choisissant un contrat d’assurance vie, de nombreux investisseurs privilégient les fonds alternatifs au détriment des fonds euros conventionnels.

Les frais d’assurance-vie

On relève 2 types de frais dont il faut tenir compte lorsque vous signez un contrat d’assurance vie. Ces éléments sont décisifs pour que votre placement soit le plus rentable possible :

  • Les frais sur versement : En souscrivant à un contrat sur internet, vous n’aurez pas à payer ces frais. Ce service vous est donc accordé en toute gratuité alors que certains versements peuvent atteindre 5 % des primes. Voilà pourquoi bon nombre d’assureurs ont été contraints de diminuer leurs tarifs concernant les versements. De plus, vous avez la possibilité de négocier ces frais pour bénéficier de primes profitables.
  • Les frais de gestion : Ces frais sont inclus dans les performances des assureurs à l’année. Une somme d’argent est ainsi prélevée annuellement sur le montant d’épargne. Ce prélèvement tient son importance de l’obligation de verser des commissions aux établissements qui dirigent les fonds euros auxquelles les assureurs sont soumis. En vue du rendement assurance vie, ces frais sont assez conséquents. Notez qu’ils le sont moins sur les fonds en euros que sur les unités de compte.

Des frais supplémentaires doivent également être pris en considération comme les frais d’arbitrage. Ces derniers ne sont imposés que pour les multisupports dans la mesure où ils correspondent aux charges dues au transfert de fonds d’un support A à un support B. Certaines structures d’assurance incluent ces frais à ceux du droit d’entrée sans détailler leur grille tarifaire. Si vous voulez trouver le contrat d’assurance le moins coûteux en termes de frais, faites une comparaison entre les différentes formules qui vous sont proposées.

L’ancienneté : un critère à ne pas négliger !

Il est important de rappeler que les obligations accumulées au cours des années d’exercice ont un impact indéniable sur la rentabilité du support en euros. En d’autres termes, l’ancienneté de votre assureur est un élément décisif pour trouver la bonne formule puisque le taux des obligations peut augmenter ou baisser en fonction du temps qui s’est écoulé. Il y a quelques années, ce taux était conséquent, mais il a fini par connaître une baisse notable dans les années qui ont suivi.

Les assureurs, avec de longues années d’expérience et d’exercice de la profession derrière eux, n’ont pas été affecté par la chute du taux d’obligation. Ainsi, ils ont pu conserver la rentabilité de leur support. Cependant, la croissance des taux à moyen terme donne une marge d’avance intéressante aux nouveaux contrats.

Pour conclure : durant la hausse des rendements, préférez les nouveaux contrats. Pendant leur baisse, privilégiez les moins récents. Rappelons toutefois que vous devez patienter pendant 8 années afin d’obtenir les avantages fiscaux découlant d’une assurance vie qu’il s’agisse d’un ancien assureur ou d’un nouvel intervenant dans ce secteur.

Les options de prévoyance

On ignore pourquoi les épargnants n’accordent pas suffisamment d’intérêt aux options de prévoyance même si ces dernières sont un facteur déterminant au moment de choisir une formule d’assurance. Grâce à ce service complémentaire, les proches du défunt peuvent bénéficier d’un capital minimum. Ces options sont alors inscrites dans le contrat initial, et dans le cas échéant, elles y sont intégrées en tant que service complémentaire. Il est important de rappeler que le taux assurance vie lié à ces droits varie en fonction de l’âge de l’assuré.

Si vous hésitez encore et que vous vous demandez par où commencer, sachez que l’option plancher est la plus réclamée. Avec une valeur équivalente à la somme totale des versements, elle représente également le meilleur rapport qualité/prix. Par ailleurs, il vous est possible de souscrire à la garantie majorée avec laquelle vous pouvez opter pour le capital de votre choix.

3 éléments supplémentaires à vérifier pour trouver le bon contrat d’assurance

Outre les points précédemment cités, voici 3 éléments dont vous devez tenir compte :

  • La gestion sous mandat : Optez pour un assureur qui confie la gestion du contrat entre les mains d’une autre société. Cette dernière se charge de fixer les allocations transmises à l’établissement d’assurance. Sachez que vous pouvez trouver des spécialistes en ligne qui peuvent gérer votre contrat d’assurance à votre place avec un placement minimum de 1000 euros.
  • Sélectionner les dates de valeur du contrat : Pour entamer la fluctuation de vos fonds d’épargne dans les plus brefs délais, vous devez définir des dates de valeur. Celles-ci peuvent correspondre au deuxième jour depuis le premier versement. Il s’agit là de produits d’épargne soumis à une réglementation prédéfinie. Néanmoins, il n’y a aucune valorisation par mois.
  • La liquidité : N’hésitez pas à demander à votre assureur ou établissement d’assurance, au moment de faire votre souscription, le plafond des avances auquel vous avez droit. De nombreux établissements d’assurance proposent ce type d’emprunt à condition de signer, à l’avance, les dates de versement. A vous d’opter alors pour le contrat assurant le plus de flexibilité pour les paiements. Vous devez dès lors être en mesure d’effectuer vos versements sans dépasser votre capacité de paiement et en choisissant la période qui vous convient. Par ailleurs, avoir des dates de versements peut s’avérer positif étant donné que cela vous permet de verser les montants qui vous sont dus sans craindre une pénalité.